Historique
Les données personnelles deviennent un sujet public dès les années 1970, avec les premiers grands fichiers informatiques d’État et le scandale du projet SAFARI en France, qui voulait croiser de nombreux fichiers administratifs via le numéro de Sécurité sociale. Cela conduit à la loi « Informatique et Libertés » de 1978 et à la création de la CNIL, chargée de surveiller l’usage des données.
Aujourd’hui
Les données personnelles servent à identifier, contacter ou profiler une personne : gérer des dossiers administratifs, fournir des services en ligne, personnaliser des contenus, sécuriser les accès, ou encore cibler la publicité. Elles sont devenues une ressource économique majeure, au cœur des modèles d’affaires du numérique, ce qui renforce les enjeux de protection et de régulation.
Identification
Ce sont les informations qui permettent de reconnaître directement une personne : nom, prénom, adresse postale, e‑mail, numéro de téléphone, identifiant de compte, numéro de client, parfois photo d’identité. Elles sont nécessaires pour gérer des contrats, livrer des commandes, envoyer des factures ou assurer le suivi de dossiers administratifs et médicaux.
Comportement et navigation
À côté de l’identification « classique », de nombreuses données décrivent ce que nous faisons : historique de navigation, achats, localisation, clics sur des e‑mails, utilisation d’applications. Ces informations servent à établir des profils (centres d’intérêt, habitudes de consommation, déplacements) et à adapter interfaces, recommandations et publicités.
Sensibles donc protection renforcée
Certaines catégories sont considérées comme sensibles : santé, opinions politiques, religion, orientation sexuelle, données biométriques, origine ethnique supposée. Leur traitement est très encadré par le RGPD, en vigueur dans l’UE depuis 2018, qui renforce les droits des personnes (accès, rectification, effacement, portabilité) et impose des obligations strictes aux organisations.


