Licence
Les licences d'exploitation sont des textes juridiques que le propriétaire du programme, qui n'est pas vous, utilise pour expliciter les conditions d’utilisation de son œuvre. Vous pensiez « acheter » un logiciel, en fait vous venez seulement d'acquérir un « droit d'usage », limité à ce que vous accorde la licence. C'est ce verrou juridique, éventuellement couplé à un autre mécanisme que sont les brevets, qui garanti à l'éditeur le total contrôle total sur les produits qu'il vend.
Boites noire
Les logiciels propriétaires sont des programmes informatiques dont le code source est fermé et contrôlé par une entreprise, un éditeur ou un auteur. Le public peut les installer, après les avoir éventuellement achetés, et les utiliser, mais il n’a en général ni le droit, ni les moyens techniques, de voir ce qu'il fait vraiment, de le modifier, de le redistribuer librement ou encore de l’adapter à ses besoins. Donc : interdit de copier, interdit de regarder dedans comment ça marche.
Interfaces soignées
L’un des principaux avantages des logiciels propriétaires est leur niveau général de finition. Ils sont souvent conçus pour le grand public, avec des interfaces soignées et une prise en main rapide. Les éditeurs investissent beaucoup dans l’ergonomie, le design et l’expérience utilisateur, ce qui les rend plus rapidement et facilement accessibles même aux personnes peu à l’aise avec l’informatique.
Professionnellement supportés
Ces logiciels offrent également un support technique structuré, que ce soit par l'éditeur lui-même ou par une autre entreprise. En cas de problème, les utilisateurs peuvent compter sur une assistance officielle, des mises à jour régulières et des correctifs de sécurité (à discuter). Pour les entreprises et les administrations, cette garantie de fiabilité et de suivi est souvent un critère décisif, même si cela implique un coût financier plus élevé.
Coûteux
Le coût total de possession de ces logiciels peut être élevé, surtout s’ils ont déployés sur de nombreux postes. L'abandon du modèle de vente / achat, au profit d'un modèle de location, s'accompagne souvent d'une augmentation de la charge financière pour les utilisateurs. Là où il était possible d'acheter un logiciel et de le garder de très nombreuses années, il est maintenant imposé de payer tous les ans pour pouvoir continuer d'utiliser le produit et plus particulièrement continuer de recevoir les mises à jour de sécurité.
Ou gratuit
« Si c’est gratuit, c’est vous le produit » rappelle que certains services numériques gratuits se financent autrement que par un paiement direct. Ils peuvent notamment capter nos données, nos habitudes de navigation ou notre attention pour la revendre à des publicitaires qui vont pouvoir nous cibler. Cette formule invite donc à s’interroger sur le modèle économique d’un service et sur l’usage que est fait de nos informations personnelles.
Accès aux données
Si le format interne de stockage des données est lui aussi propriétaire, alors on n'a pas le droit de regarder comment c'est fait, et si on ne dispose pas de mécanismes d'exportation vers un format ouvert, alors nous sommes comme pris en otage et condamné à payer l'accès au logiciel pour pouvoir continuer d'accéder à nos données.
Limites du modèle
Les mises à jour, les correctifs de sécurité et les nouvelles fonctions dépendent entièrement de l’éditeur, qui décide du rythme de développement. L’utilisateur est donc entièrement dépendant pour les évolutions ou la survie à long terme du logiciel ou la compatibilité avec d’autres outils. Il arrive d'ailleurs très régulièrement que des produits soient abandonnées et laissent les utilisateurs sans solutions, parfois sans pouvoir continuer d'accéder à leurs données.









