Le principe
Les « magasins d’applications » sont des plateformes en ligne où l’on télécharge des applications pour ordiphone, tablette ou ordinateur. Avant leur apparition, installer un logiciel était souvent compliqué, encore plus sur un ordiphone : il faut trouver le programme d'installation, le copier à la main, le lancer, peut être l'installer, éventuellement répondre à des questions. Là où les magasins présentent un catalogue, avec de jolies icônes, un clic on installe, un autre clic on désinstalle.
Pour les ordinateurs
Sur les ordinateurs, le principe de « dépôts » (comme les repos Debian ou RedHat) existent déjà depuis longtemps : le système va chercher les logiciels dans des listes officielles et vérifiées, ce qui rend l’installation simple et très fiable. Ces dépôts fonctionnent comme un magasin centralisé, mais en ligne de commande ou via un gestionnaire de paquets, plutôt qu’avec une interface très « grand public ».
Pour les ordiphones
Avant l’App Store d’Apple, il n’y avait pas de « magasin unique » sur ordiphone, mais plusieurs façons de récupérer des logiciels, plus ou moins organisées. Sur les téléphones anciens (Symbian, BlackBerry, Windows Mobile, etc.), on téléchargeait souvent des applis sur des sites web, puis on les copiait sur le téléphone via câble, Bluetooth ou carte mémoire, ce qui était plus technique et moins sécurisé.
App Store
Lancé par Apple en 2008, l’App Store a surtout révolutionné la chose en rendant l’installation d’applications aussi simple qu’un clic sur de jolies icônes, avec paiement intégré et vérification centralisée, ce qui a ensuite servi de modèle aux autres (Google Play Store, Windows Store, etc.). En quelques jours, des millions d’applications sont téléchargées, montrant que les utilisateurs veulent des logiciels simples à installer et à payer directement depuis leur téléphone. Pour la petite histoire, Debian Gnu Linux dispose d'un store, ok sans les icônes, mais depuis le milieu des années 90 ;).
Le modèle économique
Très vite, d’autres fabricants créent leurs propres magasins : Android Market (aujourd’hui Google Play), BlackBerry App World, Nokia Ovi Store, puis le Windows Store. Ces boutiques permettent aux développeurs de vendre leurs applis à des millions de personnes, et aux utilisateurs d’avoir un seul endroit « officiel » pour télécharger. Les magasins d’applications prennent souvent une commission sur les ventes ou les achats intégrés (in‑app purchases), ce qui finance la maintenance de la plateforme et la vérification des applis. Ce modèle fait exploser l’économie des applis, avec des jeux, des services bancaires, des réseaux sociaux ou des outils de travail disponibles en quelques clics.
Débat sur les monopoles
Apple impose que, sur iPhone, toutes les applis passent par l’App Store, ce qui lui donne un contrôle très fort sur les développeurs et leurs revenus. Des mécanismes similaires sont à la manœuvre chez Google. De nombreux pays et tribunaux reprochent à la firme un abus de position dominante, ce qui alimente un débat mondial sur la concurrence, la liberté des développeurs et la place des magasins d’applications dans le numérique.





